La semaine dernière, je vous partageais mon premier avis sur la nouvelle série de Netflix, The Boroughs, après avoir visionné les deux premiers épisodes. À ce moment-là, j’avais trouvé le résultat sympathique, mais sans plus. Après avoir terminé cette première saison, mon constat reste malheureusement le même : c’est une série divertissante, mais il ne faut clairement pas en demander davantage.

Pour être tout à fait honnête avec vous, je ressort de ce visionnage plutôt déçu. À la découverte de la bande-annonce, j’avais de grosses attentes. J’espérais une histoire un peu plus mature, capable de rendre un vibrant hommage aux films des années 80 tout en apportant de la nouveauté. Malheureusement, Netflix fait du Netflix et choisit de rester sur quelque chose de très lisse pour plaire au plus grand nombre et toucher un public purement familial.

the boroughs serie netflix

Une pâle copie de l’univers de Steven Spielberg ?

La série se présente comme un hommage assumé, voire beaucoup trop assumé, à l’univers créé par Steven Spielberg. Le problème, c’est qu’elle n’apporte jamais rien de plus. On reste constamment sur une imitation, une pâle copie sans véritable âme.

Je ne sais pas quelle liberté créative Netflix a réellement accordée aux créateurs Jeffrey Addiss et Will Matthews, mais tout semble coulé dans le béton. Le récit reste sur des rails sans jamais dévier d’un poil du cahier des charges imposé par la plateforme de streaming.

Tout est calculé pour créer des scènes marquantes à la chaîne. Prenez la bande originale : le thème musical est d’une très grande qualité, mais il s’avère beaucoup trop présent. Lors d’une simple conversation, la musique s’emballe pour nous faire comprendre que « ceci est important », comme si le spectateur n’était pas capable de le comprendre tout seul. À la longue, ce procédé marketing rend paradoxalement le tout assez terne.

Un casting réussi mais un scénario trop enfantin

Vous l’aurez compris, je n’ai pas vraiment accroché à la série. Pourtant, la production est de bonne facture, mais il manque cruellement ce petit grain de folie qui fait les grands chefs-d’œuvre. C’est vraiment dommage au vu du casting. Les personnages sont bien écrits et interprétés à merveille par les acteurs. J’ai d’ailleurs un vrai coup de cœur pour le papi zen qui cultive ses champignons, un personnage très attachant.

En revanche, le scénario ne casse pas trois pattes à un canard. C’est une histoire idéale pour un public familial, mais qui s’avère beaucoup trop enfantine pour l’adulte que je suis. Les méchants sont stupides et ne représentent jamais un véritable danger pour nos pensionnaires de la maison de retraite.

De plus, l’idée des créatures et de leur lore était pourtant une excellente piste, mais elle est ici mal exécutée. On peine à ressentir de l’empathie pour elles tant elles sont reléguées au second plan.

Vieillissement et deuil : un manque de maturité évident

Un traitement plus mature, tout en restant accessible pour un jeune public, aurait permis de mieux développer les thèmes principaux de la série. The Boroughs effleure des sujets pourtant puissants et intergénérationnels comme le deuil, l’acceptation de la mort et le vieillissement.

Il est temps que les productions grand public arrêtent de prendre les enfants, et le public de manière générale, pour des idiots. La série se laisse regarder, mais elle rate l’occasion de devenir la digne héritière de Stranger Things ou des Goonies version seniors.

Qu’avez-vous pensé de cette saison 1 de The Boroughs*sur Netflix ? Partagez vos impressions dans les commentaires.


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