Patrick Hughes, le réalisateur de Hitman & Bodyguard (un film moyen mais franchement divertissant), revient avec War Machine sur Netflix. À la vue de l’affiche sur la plateforme, j’avais déjà de sérieuses craintes quant à la qualité de cette œuvre cinématographique. J’aurais dû m’écouter : n’importe quel autre film aurait été un meilleur usage de mon temps. Voici pourquoi ce long-métrage est, selon moi, une perte de temps totale de 1h40.

Le synopsis : un air de déjà-vu intergalactique

L’histoire suit un mécanicien militaire qui décide d’intégrer les Rangers après la mort de son frère en opération. Rapidement, il s’impose comme une véritable « machine de guerre« , surpassant tous les autres candidats du camp d’entraînement.

C’est lors du test final pour intégrer ce corps d’élite qu’une invasion extraterrestre vient bousculer le programme. Une machine d’acier, conçue pour semer la mort, s’en prend alors aux militaires. Un scénario classique, pour ne pas dire usé jusqu’à la corde, où l’alien tombe sur « le mauvais gars », comme dans tant d’autres productions américaines.

Entre propagande militaire et ennui profond

Abordons tout de suite le sujet qui fâche : le film semble avoir été conçu uniquement pour faire la promotion de l’armée américaine. On pourra me rétorquer que c’est le cas de beaucoup de films de guerre, mais ici, la nuance est inexistante. C’est grossier, manque cruellement de subtilité et, surtout, ce n’est jamais « fun ».

On s’ennuie fermement car le récit suit un cahier des charges prévisible au millimètre près. Chaque scène est téléphonée, chaque rebondissement est attendu. Ce n’est pas du cinéma, c’est une exécution mécanique sans aucune tentative artistique. Même le casting semble perdu : on se demande vraiment ce que Dennis Quaid est venu faire dans ce bourbier, tant le jeu d’acteur global est aux abonnés absents.

War machine netflix

Pourquoi Battleship était plus réussi

Pour situer le niveau, il est intéressant de comparer War Machine à Battleship (l’adaptation du jeu de la bataille navale). Sur le papier, Battleship était une idée catastrophique, mais le résultat final s’est avéré être un plaisir coupable très efficace.

Les deux films partagent des points communs, notamment le design du vaisseau alien et le style des attaques. Cependant, la différence est majeure :

  • Le second degré : Battleship ne se prenait pas au sérieux.
  • Le spectacle : Le combat final avec les vétérans de la Seconde Guerre mondiale reprenant du service sur un vieux destroyer était absurde, mais jubilatoire.

À l’inverse, War Machine s’enferme dans un sérieux plombant. Avec son filtre bleuté permanent et un héros au stoïcisme exaspérant, il est impossible de ressentir la moindre empathie. Ses compagnons d’armes ne sont là que pour servir de chair à canon ; sans développement de personnage, leur mort nous laisse totalement indifférents.

Un spectacle visuel illisible

Même sur le plan technique, le film déçoit. La scène de combat censée être le point d’orgue du film, impliquant un blindé, finit par devenir illisible. Le spectateur est noyé sous une bouillie numérique où l’on ne comprend plus qui fait quoi.

Verdict : Si vous hésitiez à le regarder, passez votre chemin. Vous économiserez 1h40 de votre vie. Netflix propose bien mieux dans son catalogue d’action.


Sauriez-vous me dire quel est votre « plaisir coupable » en matière de film d’action alien pour que je puisse comparer avec votre avis sur Battleship ?


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