Il faut que je vous fasse un aveu avant de commencer. Je n’ai jamais joué à un seul Zelda de ma vie. Pas un. J’ai toujours observé cette licence de loin. Breath of the Wild reste l’un des rares jeux Nintendo depuis ma période Gamecube à m’avoir fait sérieusement envisager l’achat d’une Switch. Ça ne s’est jamais fait. Aucun autre jeu du catalogue ne m’intéressait assez, et je ne me voyais pas acheter une console entière pour un seul titre.
Ocarina of Time remake, présenté lors du Nintendo Direct du 8 septembre 2026 consacré au 40ème anniversaire de la licence, vient de me refaire exactement le même coup.
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Ce qui a été montré pendant le Direct
Nintendo a profité de ce Direct anniversaire pour dévoiler les premières images du remake d’un de ses jeux les plus célèbres, sans doute l’un des Zelda les plus marquants de l’histoire du jeu vidéo pour toute une génération de joueurs. La sortie est annoncée pour le 5 novembre 2026. Autour de cette annonce, Nintendo a aussi profité de l’occasion pour dévoiler d’autres éléments liés à l’anniversaire de la saga, dont un film live-action attendu pour avril 2027, présenté par Miyamoto comme une œuvre originale inspirée de la franchise plutôt qu’une adaptation directe.
Mais évidemment, c’est le remake qui a monopolisé l’attention, et pour de bonnes raisons.
Un parti pris artistique qui divise, et moi le premier
Ma première réaction devant les images a été un mélange de surprise et d’hésitation. J’étais littéralement tiraillé entre trouver ça magnifique et trouver cela affreux, parfois dans la même scène. Après quelques minutes d’adaptation, j’ai fini par apprécier beaucoup ce que Nintendo propose. Il y a cette impression de naviguer dans un rêve, ou plutôt dans un souvenir, un peu comme si on rejouait au jeu original à travers le filtre de la nostalgie plutôt qu’à travers une reproduction fidèle. Le travail sur les lumières y est pour beaucoup, tout comme le design général qui dégage vraiment cette sensation de flou mémoriel.
Ce qui va faire beaucoup parler en ligne si ce n’est pas déjà le cas lorsque j’écris ces lignes, et je comprends totalement pourquoi. Le côté plastique et luisant des surfaces, particulièrement visible sous la pluie est la chose qui me plait le moins dans ce parti pris.. C’est le genre de choix esthétique qui ne laisse personne indifférent. D’un côté certains apprécient la composition presque picturale et se réjouissent déjà de la découvrir, de l’autre une partie des fans historiques craint que Nintendo n’ait basculé vers un réalisme trop appuyé, au point de perdre le charme cartoonesque et l’atmosphère un peu enchantée qui faisait l’identité visuelle du jeu original. On a même vu circuler des comparaisons avec l’esthétique Unreal Engine, ce qui, dans la bouche des fans les plus attachés au style d’origine, n’est clairement pas un compliment.


Des ralentissements qui interrogent, encore
Sur un plan plus technique, j’ai remarqué pas mal de ralentissements durant la présentation, en particulier dans les plaines d’Hyrule et même durant certaines séquences de combat montrées pendant le Direct. Ce n’est pas anodin. La Switch 2 mise beaucoup sur le fait de privilégier le gameplay et le plaisir de jeu plutôt que la course effrénée aux graphismes dernier cri, une philosophie que Nintendo assume depuis toujours. Sauf que ce genre de ralentissement montre encore une fois les limites de ce pari, surtout sur un titre censé représenter la vitrine technique de l’anniversaire de la licence.
Un remake fidèle, peut-être trop
Ce que j’ai compris de la présentation, c’est que ce remake reste en tout point identique à l’expérience originale sur le plan du contenu et du gameplay. Autrement dit, on ne parle pas d’une réinterprétation façon Resident Evil 2 remake, mais plutôt d’une reproduction fidèle habillée d’un nouveau vernis visuel.
Personnellement, j’aurais aimé voir Nintendo prendre un peu plus de risques, surtout pour les fans de la première heure qui connaissent le jeu par cœur. Proposer du neuf tout en conservant l’identité du titre original, sans le dénaturer. Je sais que l’exercice est difficile et que la peur de décevoir une communauté aussi attachée à l’œuvre originale est réelle et légitime. Mais c’est justement ce qui distingue selon moi les grands remakes des simples remasterisations un peu paresseuses, et pas seulement dans le jeu vidéo d’ailleurs. Adapter une œuvre à son époque, sans la trahir, c’est tout l’enjeu de l’exercice.
Sur ce point précis, je préfère attendre les retours des connaisseurs les plus pointus de la saga le jour de la sortie, le 5 novembre 2026. Ce sont eux qui sauront vraiment juger si Nintendo a réussi son pari ou s’est contenté de repeindre les murs sans toucher aux fondations.
En attendant la sortie
Ce qui est certain, c’est que ce Direct anniversaire a réussi son coup avec moi, moi qui n’ai historiquement aucun atome crochu avec cette licence. Comme pour Breath of the Wild en son temps, ce remake d’Ocarina of Time réussit à titiller ma curiosité au point de me refaire flirter avec l’idée d’une Switch. Reste à voir si cette fois, contrairement à la précédente, l’envie ira jusqu’au bout.
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Sources
- Zelda Ocarina of Time Remake First Look Announced (Vice)
- The Legend of Zelda 40th Anniversary Direct: All The Biggest Announcements (GameSpot)
- How to watch The Legend of Zelda 40th Anniversary Nintendo Direct (Engadget)
- Zelda Direct will feature Ocarina of Time remake and « initiatives beyond games » (My Nintendo News)
- Switch 2 Zelda: Ocarina of Time remake has some fans regretting what they wished for (Creative Bloq)
- Daily Debate: What Are Your Early Impressions of the Ocarina of Time Remake’s Art Style? (Zelda Dungeon)
- 6 Officially Confirmed Changes In The Zelda: Ocarina Of Time Remake (ScreenRant)


