Le Steam Next Fest (ou Neo Fest) bat son plein jusqu’au 2 mars. C’est devenu, au fil des années, le rendez-vous incontournable pour découvrir les futures pépites du jeu vidéo grâce à des centaines de démos gratuites. C’est dans ce cadre que j’ai enfin pu mettre la main sur Will Follow the Light, un titre que je surveillais de près et qui figurait déjà en bonne place dans ma liste de souhaits.
Depuis quelques mois, mon rapport au jeu vidéo a évolué. J’éprouve des difficultés à m’investir pleinement dans un seul long titre. Je me tourne donc naturellement vers les démos : un format idéal pour multiplier les découvertes sans contrainte. Alors, ce voyage au bout du monde tient-il ses promesses ?
Table des matières

Un scénario captivant et une ambiance réussie
Will Follow the Light est un jeu narratif qui nous glisse dans la peau d’un gardien de phare à la recherche de sa famille. La démo pose rapidement les bases : notre épouse a disparu de manière inexpliquée. L’intrigue parvient à capter l’attention et se termine sur un cliffhanger efficace qui donne envie d’en savoir plus sur le mystère entourant ce phare.
Visuellement, le titre souffle le chaud et le froid. Le travail sur l’eau est remarquable, avec une modélisation convaincante, ce qui reste l’un des défis techniques les plus complexes en développement. Malheureusement, si l’écriture semble solide, la réalisation technique accuse un retard certain pour un jeu sortant en 2026.

Des lacunes techniques qui brisent l’immersion
Même si le jeu est porté par un petit studio indépendant, certains défauts nuisent gravement à l’expérience de jeu, particulièrement pour un titre qui mise tout sur son ambiance.
La modélisation des personnages
Le premier point noir concerne les visages et les animations. La modélisation des personnages est trop rigide et flirte dangereusement avec l’uncanny valley (la « vallée de l’étrange »). Ce manque de naturel empêche de s’attacher pleinement aux protagonistes.


Une maniabilité d’un autre âge
Le plus gros point de friction reste les déplacements. Le personnage est d’une lourdeur extrême, donnant l’impression de diriger un semi-remorque plutôt qu’un être humain. Cette sensation devient proprement cauchemardesque lors des phases d’énigmes où il faut pousser des caisses. En 2026, une telle rigidité est difficilement justifiable. J’espère que les développeurs pourront affiner cela, même si le jeu semble proche de sa version finale.
La navigation : loin de l’aventure espérée
Le jeu nous propose de naviguer à bord du Molly, notre voilier. Sur le papier, le concept est séduisant : comme dans Sea of Thieves, on gère la barre et les voiles. Pourtant, la comparaison s’arrête là. La navigation ne procure aucune sensation, aucun plaisir de glisse ou de lutte contre les éléments. Pour une mécanique centrale mise en avant dans les trailers, le résultat est malheureusement très plat.
Des énigmes trop guidées par les limites du décor
Concernant les puzzles présents dans la démo, leur simplicité est flagrante. Il est difficile de juger sur les premières minutes de jeu, mais un détail casse l’immersion : le manque d’interaction avec l’environnement.
Seuls les objets utiles (cassettes audio, lettres, objets de quête) sont interactifs. Comme on ne peut toucher à rien d’autre, la résolution des énigmes devient automatique. On finit par comprendre quoi faire simplement en repérant l’unique objet avec lequel on peut interagir, sans même avoir besoin de lire les indices ou de réfléchir à la logique de la situation.
Verdict : un bilan en demi-teinte
Je ressort de cette démo de Will Follow the Light avec une certaine déception. Le potentiel narratif est bien réel et l’histoire semble passionnante, mais elle est enfermée dans une structure technique vieillissante. Si vous aimez les ambiances maritimes et les mystères familiaux, la démo mérite un coup d’œil, mais il faudra faire preuve de tolérance envers une maniabilité très rigide.
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