Il y a quelques jours, j’ai enfin terminé les Chroniques du Chevalier Errant de George R.R. Martin. J’ai pris le temps de laisser décanter cette immersion avant de vous livrer mon ressenti sur ce recueil qui nous replonge dans l’univers de Game of Thrones.
Table des matières
L’expérience Audible : La voix de Bernard Métraux
Pour cette lecture, j’ai tenté l’expérience du livre audio via Audible. Si le format m’a un peu dérouté au début il est parfois difficile de rester concentré après une coupure la qualité de la narration m’a vite convaincu.
C’est l’immense Bernard Métraux qui prête sa voix à ce récit, et le résultat est tout simplement excellent. Il parvient à donner une âme et une identité propre à chaque personnage, rendant l’écoute particulièrement vivante et agréable.
Mon petit bémol : Si la voix est parfaite, j’aurais aimé un peu plus d’immersion sonore. Quelques sons d’ambiance, comme le crépitement d’un feu de camp ou le choc de l’acier lors des tournois, auraient apporté une réelle plus-value et une dimension cinématographique au récit.
Dunk et l’Œuf : La chevalerie à hauteur d’homme
L’histoire se déroule environ 90 ans avant les événements de Game of Thrones. On y suit Dunk, un chevalier errant issu de la plèbe de Port-Réal, et son jeune écuyer au crâne rasé, surnommé l’Œuf.
- Dunk : Recueilli enfant par Ser Arlan de Pennytree, il est adoubé sur le lit de mort de son maître. Ce qui le rend attachant, c’est son idéalisme. Il s’accroche à un code d’honneur chevaleresque qui semble avoir disparu. Sa droiture le mène souvent à des situations complexes, notamment lors d’un tournoi mémorable.
- L’Œuf : Pour quiconque connaît le lore de Martin, son identité est un secret de polichinelle. Membre de la famille Targaryen, il cache ses cheveux d’argent sous un crâne rasé pour voyager incognito à travers le royaume.
Une immersion chez les « petites gens » de Westeros
Ce que j’ai adoré, c’est de redécouvrir Westeros loin des complots de la cour, au niveau du sol.
À un moment, Dunk et l’Œuf entrent au service d’un petit noble en conflit de voisinage. C’est là que le récit prend toute sa force : on y voit la levée d’une « armée » composée de simples paysans incapables de manier une arme. C’est la dureté de la vie des « petits gens », comme aime à les appeler l’Œuf, qui est ici mise en lumière de façon très brute.
Un air de « The Witcher » ?
De manière assez surprenante, j’ai souvent pensé à Geralt de Riv et Jaskier (Le Sorceleur) en suivant les pérégrinations de notre duo.
On retrouve ce schéma d’aventures itinérantes : nos héros se retrouvent là où ils ne devraient pas être et finissent par régler des situations locales avec leur propre sens de la justice. Cette structure épisodique rend la lecture fluide et très addictive.
Fiche Technique : Chroniques du Chevalier Errant
| Auteur | George R.R. Martin |
| Univers | Le Trône de Fer (Westeros) |
| Chronologie | Environ 90 ans avant Game of Thrones |
| Contenu | Recueil de 3 nouvelles (Le Chevalier Errant, L’Épée Lige, L’Œuf de Dragon) |
| Format écouté | Livre Audio (Audible) |
| Narrateur | Bernard Métraux (VF) |
| Durée totale | Env. 15 heures d’écoute |
| Genre | Fantasy, Aventure médiévale |
Mon verdict final
Bien que la série HBO soit déjà sortie, je ne regrette absolument pas d’avoir commencé par le livre. Cette œuvre n’a peut-être pas le souffle épique de la saga principale, mais elle apporte une plus-value incroyable au lore de Westeros. C’est un vrai plaisir de s’y replonger, surtout avec une narration d’une telle qualité.
Et vous ?
Êtes-vous plutôt livre papier ou livre audio pour vos sessions de lecture ? Et si vous avez écouté cette version, qu’avez-vous pensé de la performance de Bernard Métraux ? On en discute en commentaire !





