Qui est derrière Bwatacookie ?
Je m’appelle Nathaniel Amouyal, je suis basé à Lyon et officiellement Concept Artist (en gros, je dessine des trucs). N’ayant pas trouvé d’opportunité salariée dans ce domaine, j’ai décidé de prendre mon destin en main : je me lance en freelance pour vendre mes propres créations artistiques.
En parallèle, j’anime mon blog, lecontrechamp.fr, un espace où je partage mes passions, mes avis tranchés (j’adore ça) et l’avancée de mes projets professionnels.
Flashback : Des épreuves à la résilience
Mon parcours n’a pas été linéaire. Enfant extrêmement timide, j’ai été la cible « idéale » de harcèlement au collège, en partie dû à mes origines. Ces événements ont déclenché une agoraphobie sévère qui m’a enfermé chez moi pendant presque huit ans, ruinant mes perspectives scolaires puisque j’ai quitté l’école à 16 ans.
Paradoxalement, cet isolement m’a poussé à apprendre par moi-même. J’ai commencé par le langage informatique, ce qui m’a permis de développer des applications Android lucratives. Grâce à ce capital, j’ai ouvert à 23 ans une boutique en ligne de bijoux fantaisie (hathoria.fr). Bien que l’aventure se soit soldée par un échec commercial, l’expérience acquise a considérablement enrichi ma vision du monde.
L’appareil photo comme thérapie
C’est grâce à cette boutique que ma vie a basculé. J’avais acheté un reflex, un achat purement pratique pour photographier mes produits. Je n’avais jamais été intéressé par la photo auparavant, mais cet objet est devenu mon passeport vers l’extérieur.
En 2018, trois ans après la création de la boutique, j’ai décidé d’affronter mes démons. Après des années d’enfermement où chaque rare sortie finissait en crise d’angoisse, j’ai consulté un médecin et débuté un traitement. Le reflex m’a servi de prétexte pour sortir : je me suis mis à la photographie de rue et j’y ai vraiment pris goût. C’est à ce moment-là que j’ai plongé dans l’univers de grands photographes qui ont nourri mon œil, comme Vivian Maier, Saul Leiter, Robert Doisneau et tant d’autres.
2019-2025 : La renaissance artistique
L’année 2019 marque ma guérison de l’agoraphobie. Si certaines phobies sociales persistent, j’ai appris à vivre avec. L’essentiel est là : je peux prendre les transports, visiter des musées et vivre sans crise. Pour moi, c’est un miracle.
C’est cette même année que j’ai décidé de réaliser un rêve : apprendre le dessin. Je partais de zéro (vraiment du stade « bonhomme bâton »). Six ans plus tard, j’ai atteint un niveau professionnel.
En cette fin d’année 2025, je me lance officiellement en tant qu’artiste freelance. Mon objectif n’est plus seulement de remplir des contrats, mais de devenir un véritable artiste vivant de ses œuvres.
Le Contrechamp : Ma voix et ma vitrine
Pour mon anniversaire, le 21 octobre, j’ai lancé mon blog. C’est une tribune pour raconter tout et n’importe quoi, mais surtout une vitrine pour mon travail.
Ma newsletter et mon blog sont à l’image de ce vécu. Je n’irai pas jusqu’à remercier mes harceleurs, mais sans ce tragique parcours, je ne serais pas celui que je suis aujourd’hui. Je n’aurais peut-être pas cette ouverture d’esprit, ni cette soif d’apprendre et de découvrir le monde dans toute sa complexité, sans peur d’être surpris, émerveillé ou secoué.