Substack, c’est un peu le couteau suisse du web qu’on n’attendait pas. Une plateforme de newsletter qui mute en réseau social, en espace de blogging, et qui arrive à faire tout ça sans partir en vrille. Oui, ça peut sembler être un Frankenstein numérique, mais contrairement à Bluesky (désolé, balle perdue gratuite), tout est pensé de manière fluide et intuitive.



substack

Comment j’ai atterri sur Substack

Je cherchais une solution de newsletter pour mon blog. J’ai fait le tour : Kitt, Ghost, Kessel (cocorico). Mais Substack m’a accroché pour une raison simple : son aspect social. Paradoxal pour quelqu’un qui fuit les réseaux sociaux ? Peut-être. Mais il y a une différence fondamentale ici : pas de scrolling compulsif.

La plateforme est centrée sur l’écrit, les gens y publient des lettres et des notes généralement plus longues que sur les autres réseaux. Résultat : on y passe du temps, mais pas notre temps.

Substack, c’est quoi concrètement ?

La plateforme se découpe en deux espaces :

D’un côté, la partie newsletter et blog où vous publiez des contenus longs, envoyés par email à vos abonnés.

De l’autre, les « Notes » : l’équivalent de Twitter, mais en moins toxique. Des messages courts ou des pavés, selon l’humeur.

Le coté Note de substack. un coté twitter like
La section note qui ressemnle un peu à twitter

Si vous avez lu mon article sur la renaissance des blogs, Substack est pour moi la meilleure porte d’entrée au blogging aujourd’hui. Même si ce n’est pas son cœur de métier, la plateforme offre un équilibre parfait entre réseau social et site personnel.

Vous pouvez tester l’expérience du blogging gratuitement, sans la pression du SEO, puisque les lecteurs sont déjà là, sur la plateforme. C’est un luxe que peu d’outils proposent.

Ma newsletter 3615 my life : l’authenticité avant la régularité

J’utilise Substack pour la newsletter de ce blog, 3615 my life. Comme vous pouvez le deviner en lisant le titre, j’y raconte ma vie, mes expériences pro, et de temps en temps des updates sur l’avancée du blog.

Je l’avoue : je ne suis pas très assidu. Je me suis fixé comme objectif une lettre par semaine, mais ça fait deux semaines que je n’ai rien posté. Oui, c’est pas très pro. Mais quand je n’ai rien d’intéressant à raconter, je préfère ne rien dire et prendre le temps. L’authenticité avant la cadence forcée.

Page 3615 my life sur substack
La page où sont archivé vos lettres, ca ressemble vachement a un blog

Un succès outre-Atlantique… et un désert francophone

Substack explose aux États-Unis. Pamela Anderson, Margaret Atwood, Dolly Parton, Charli XCX : tout le gratin y est.

Côté francophone ? C’est le Sahara. Beaucoup trop de « coachs en développement personnel » (j’ai horreur de ça), mais on tombe aussi sur des pépites : des journalistes mode qui analysent leur milieu avec une liberté qu’on ne retrouve pas ailleurs, ou encore des récits ultra-personnels comme cette newsletter centrée sur une rupture amoureuse que je suis comme une série Netflix. Pourtant, ce n’est pas mon truc d’habitude, mais c’est drôlement bien écrit.

Pourquoi vous devriez tenter l’expérience

Substack, c’est la promesse d’un web un peu plus calme, un peu plus posé, où l’écrit reprend ses droits. Si vous en avez marre du bruit ambiant des réseaux traditionnels et que vous voulez créer sans vous prendre la tête avec la technique, c’est le bon moment de vous lancer.

Moi, j’ai choisi de garder mon blog indépendant, mais Substack reste mon outil pour la newsletter et pour découvrir des voix que je n’aurais jamais croisées ailleurs. Et franchement, ça fait du bien.


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