J’ai récemment eu l’opportunité de tester le Full Self-Driving (FSD) de Tesla lors d’un passage à Paris. En réalité, la démonstration s’est déroulée à Serris, la ville voisine de Disneyland Paris, à bord d’une Tesla Model 3. L’essai a duré environ 30 à 45 minutes avec un employé Tesla au volant.
Nous avons roulé dans la ville avec un trafic modéré, puis pris le périphérique pendant quelques minutes. Alors que ce type de conduite autonome reste interdit en France et en Europe, Tesla dispose d’autorisations spéciales pour faire tester le système au grand public. Est-ce le signe d’une arrivée imminente de la conduite autonome sur nos routes ?
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Le FSD, c’est quoi exactement ?
Avant de vous raconter mon expérience, un petit contexte. Tesla a complètement changé de stratégie ces dernières années pour développer son FSD. Plutôt que d’écrire des centaines de milliers de lignes de code avec des règles explicites (genre « si feu rouge, alors arrêter »), la nouvelle approche s’appuie sur un modèle d’IA possédant environ 10 fois plus de paramètres que la génération précédente.
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Concrètement, Tesla utilise son superordinateur Dojo pour entraîner des modèles IA à partir de millions d’heures de vidéos réelles provenant de toutes les Tesla en circulation.
L’idée, c’est que plus les voitures roulent et collectent de données, plus l’IA devient intelligente. C’est un apprentissage continu basé sur le monde réel, pas sur des simulations en labo.
Tesla a aussi fait un choix radical : contrairement à ses concurrents comme Waymo ou Mercedes qui utilisent des LiDAR (ces capteurs laser ultra-coûteux), Tesla mise tout sur la vision par caméra, considérant que c’est le meilleur capteur pour comprendre un environnement complexe, à l’image de l’œil humain
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Une fluidité impressionnante
Ce qui m’a le plus marqué pendant le test, c’est la fluidité de la conduite. Aucun à-coup, aucun freinage brusque. La voiture détecte son environnement avec une précision bien supérieure à l’Autopilot déjà proposé en option sur les Tesla. On n’est peut-être pas encore au niveau où la voiture te répond quand tu lui parles comme KITT dans K2000, quoique on s’en rapproche sérieusement avec l’intégration de Grok, l’IA d’Elon Musk, même si j’aurais préféré une autre IA vu les déboires de Grok. Heureusement, d’autres marques de voiture arrivent avec ce même genre de conduite autonome.
Pendant toute la démonstration, l’employé n’a jamais touché le volant. Une seule fois, il a actionné le clignotant pour indiquer à la voiture de prendre la voie de gauche à l’entrée d’un rond-point. Et justement, parlons-en des ronds-points : la voiture s’engage toute seule, même avec un trafic dense. Pour quelqu’un comme moi qui n’a pas le permis, c’était vraiment impressionnant de voir la Tesla gérer une situation que beaucoup d’humains trouvent stressante.

Gestion des imprévus : le vrai test
Le moment le plus bluffant ? Un accident s’est produit juste devant nous, avec voiture de police et dépanneuse sur notre voie. La Tesla a immédiatement compris qu’il y avait un obstacle et a changé de voie sans aucune intervention. Mieux encore : elle a d’abord laissé un piéton traverser le passage clouté avant d’effectuer sa manœuvre. Une vraie voiture polie, en plus d’être impressionnante.
Pour le reste du trajet, la Tesla a bien détecté les nombreux dos d’âne, les stops et les feux rouges. Seul petit défaut : aux feux rouges, la voiture s’arrête un peu plus loin qu’un conducteur humain. C’est probablement lié à l’optimisation du système pour les routes américaines, mais rien de dramatique.
Les limites du système
J’ai pu poser plusieurs questions pendant la démo. Concernant la date d’arrivée en France, malheureusement, l’employé n’avait aucune information à me communiquer.
Question plus technique : comment le FSD gère-t-il les intempéries ou la conduite de nuit ? La réponse est simple : dès que les capteurs et caméras sont obstrués ou que la visibilité est réduite, la voiture désactive automatiquement le mode FSD. Le conducteur doit alors reprendre le contrôle.
L’employé a d’ailleurs insisté sur un point important : il faut nettoyer régulièrement les caméras pour garantir le bon fonctionnement du système. Un entretien négligé peut compromettre les performances du FSD.
Combien ça coûte ?
Impossible d’avoir une estimation du prix pour la France. Mais si on se base sur le marché américain où le FSD est déjà commercialisé, deux options s’offrent aux clients :
- Achat en une fois : 8 000 $
- Abonnement mensuel : 199 $/mois (résiliable à tout moment, comme Netflix)
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Mon verdict
Après ce test, je peux dire que la technologie est là. La conduite est fluide, la détection de l’environnement est bluffante, et la gestion des imprévus m’a vraiment impressionné. Pour quelqu’un qui n’a pas le permis, voir une voiture gérer seule des situations complexes, c’est un peu de la science-fiction qui devient réalité. Ce que je voyais gamin dans K2000 à la télé, je viens de le vivre en vrai à Serris.
Le fait que Tesla ait basculé vers une approche 100% IA plutôt que du code traditionnel, c’est un pari audacieux. Mais sur la route, ça se ressent. Le système apprend en permanence de millions de véhicules dans le monde entier, et ça, c’est assez dingue quand on y pense.
Reste à savoir quand (et si) cette technologie sera autorisée en France. En attendant, si vous avez l’occasion de tester le FSD lors d’une démonstration, je vous le recommande. Ça donne un aperçu concret de ce que pourrait être la mobilité de demain.

Sources :
https://www.generation-nt.com/actualites/tesla-fsd-conduite-autonome-nouvelle-version-2061071




