Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. 33 ans, je commence a être vieux 🙁 Et quoi de mieux comme cadeau que de me lancer enfin ? Ce blog, j’y pensais depuis des mois. Le moment est venu.
Tout d’abord qui je suis ? J’ai créé une page specialement pour me présenter, passons donc ce passage obligé pour nous concentrer sur l’article, vous êtes la pour ca après tout.
Après 25 ans à trainer sur le web, voici pourquoi j’ai quitté Instagram, TikTok et Twitter pour créer mon propre blog.
Table des matières
Le facheux constat
70 jours par an, voilà le temps que j’ai passé l’année dernière sur les réseaux sociaux. Ça m’a percuté violemment quand j’ai enfin pris conscience que ces plateformes prenaient trop de place dans ma vie. Dépenser son temps comme on dilapide son argent au casino et à la fin, on finit toujours perdant.
Et pourquoi ?
La plupart du contenu qu’on consomme est sans intérêt, seule une partie infime est vraiment intéressante comme la vulgarisation en tout genre, certains comptes de critique cinéma ou littéraire, etc. Mais en étant réaliste, beaucoup trop souvent c’est du contenu « jetable ».
Les algorithmes favorisent ces contenus au détriment de réelles pépites qu’on peut trouver et qui finissent noyées dans un océan d’absurdités. Et ne parlons pas des entreprises qui gèrent ces applications comme un cartel de drogue : tout est pensé, étudié pour nous rendre accros. Elles embauchent des psychologues et autres spécialistes du cerveau pour maximiser notre dépendance.
La haine a supplanté l’entraide. Les trolls, les haters, le harcèlement banalisé, tout est sujet à l’insulte gratuite. Pour ma santé mentale, je préfère quitter et créer mon propre espace personnel, quitte à ce que personne ne me lise.
Retour aux sources : quand Internet était encore un terrain de jeu
Les ancêtres : Forums, blogs et IRC
J’ai découvert Internet à la fin des années 90. Je me souviens encore du bruit du routeur Wanadoo et des images qui prenaient bien 5 minutes à charger (l’enfer).
Les forums étaient nos réseaux sociaux. Des interfaces moches mais des discussions passionnées. On rejoignait des communautés. Les modérateurs étaient vus comme des dieux, les trolls se faisaient bannir (du moins sur les forums bien gérés), et les conversations duraient des semaines, voire des années.
Je me rappelle encore de certaines discussions sur le forum du Site du Zéro, où j’ai fait mes premiers pas dans le dev avec l’incontournable HTML/CSS et PHP.
Les blogs Skyblog sont arrivés au début des années 2000. On se visitait mutuellement, on laissait des commentaires, les fameux « 1 like pour moi, 1 like pour toi ». On créait des « blogrolls » (listes de blogs qu’on aimait). On postait des choses complètement lunaires parfois.

IRC et MSN Messenger. Des pseudos du style nathandu69 (oui, mon ancien pseudo me donne encore des sueurs froides haha), des conversations interminables, des « kikoo » et des « mdr ». Et les wizz qu’on s’envoyait en rafale dès que la personne osait mettre plus de 15 secondes à répondre.
Toute une époque. Je pense avoir débloqué des souvenirs à tous les trentenaires qui sont en train de me lire.
L’âge d’or des réseaux sociaux
Facebook (2004), Twitter (2006), YouTube (2005), Dailymotion (2005) sont arrivés. Tout était plus simple et immédiat. Les premières vidéos virales sans calcul pour maximiser son référencement.

Je me souviens encore des « bonjours » qu’on se lançait sur Twitter, un vrai petit village. C’était naïf et, dans la plupart des cas, bienveillant.
On marchait à l’aveugle, on pouvait enfin partager nos passions avec des personnes du monde entier, se faire des amis. Les réseaux sociaux nous promettaient tout cela et on l’a eu, du moins pour un temps.
Les premières stars des réseaux sociaux sont apparues, on les appellera « influenceurs » par la suite. Au début sur YouTube avec la monétisation, puis ça s’est démocratisé sur toutes les plateformes. L’idéal de l’Internet libre a volé en éclats à ce moment-là, j’ai l’impression.
La chute : monétisation et toxicité
Le contenu sincère a été remplacé par du contenu qui fait du clic. Les plateformes l’ont très vite compris. Les algos qui favorisent les contenus viraux sont apparus, la monétisation à outrance quand ces dernières ont compris qu’elles étaient assises sur des mines d’or.
Publicités partout
Instagram : une pub toutes les 3 posts. YouTube : 2 pubs avant la vidéo, 2 au milieu, 1 à la fin. Twitter Blue pour « moins de pubs » (admettre que c’était invivable avant).
Le web, et surtout les réseaux sociaux, est devenu du télé-achat. Instagram devient une boutique en ligne. TikTok Shop force l’e-commerce dans votre feed. LinkedIn n’est plus qu’un cirque de personal branding.
Les plateformes ont créé des « programmes de monétisation » : vous pouvez gagner de l’argent ! (des miettes). En échange : poster constamment, suivre les tendances. Poster uniquement ce que le public les réseaux veulent, au lieu de ce qu’ils aiment vraiment.
Sans parler des posts sponsorisés qui sont devenus le contenu principal des influenceurs peu scrupuleux.
Et quoi de mieux qu’un post clivant, insultant, appelant les plus bas instincts de notre espèce pour se faire de l’argent.
L’algorithme roi
Facebook a décidé de « filtrer » votre feed pour vous montrer « le meilleur contenu ». Twitter a abandonné l’ordre chronologique. YouTube a optimisé pour « l’engagement ».
Résultat : Vous ne voyiez plus ce que vos amis postent. Vous voyiez uniquement ce qui génère des clics, des partages, des réactions. Les géants du web ont décidé que votre cousin qui postait des photos de son chat était moins intéressant qu’une vidéo d’un « créateur de contenu ».
Facebook, Twitter/X, TikTok sont devenus un champ de bataille permanent. Débats politiques venimeux, harcèlement organisé, désinformation. Le repère des complotistes en tout genre.
Ce que j’ai perdu en cours de route
1. Mon temps
Comme dit en introduction, 70 jours par an sur les réseaux représentent au total 5 heures par jour. 35 heures par semaine. C’est impressionnant quand on y pense, j’étais devenu totalement accro et c’était assez dur à accepter au début.
Autre point positif a supprimer les réseaux sociaux est mon temps d’écran qui a drastiquement chuté, passant de sept heures a deux heures par jour.
Le temps que j’ai dépensé là-dedans est perdu à jamais et j’aurais pu l’utiliser à meilleur profit : lire plus, apprendre du piano par exemple et que j’ai toujours repoussé à plus tard d’ailleurs.
2. Ma concentration
Mon cerveau était devenu incapable de se concentrer plus de 30 secondes. Il était devenu impossible de m’asseoir devant mon PC et travailler plus d’1 heure d’affilée. Quand je regardais un film, mon téléphone n’était jamais loin. Une scène un peu trop « longue » à mon goût et je lançais Instagram, TikTok…
3. Ma créativité
Avec ma concentration et mon temps partis en fumée, ma créativité en a pâti aussi, et plus que je ne veux bien l’admettre.
Je suivais plus les « performances » de mon art qu’à la création pure. En étant concept artist, ma présence sur les plateformes est « indispensable » pour faire connaître mon travail, mais on finit par perdre le but de notre présence. Pour ma part, mes créations n’ont jamais réellement touché un public et au final, j’ai pris la décision de quitter et de ne plus poster sur les réseaux sociaux.
La décision finale
En plus de tout ça, une convergence d’événements m’ont encouragé dans ce sens :
Le rachat de Twitter par Elon Musk et sa transformation en chaos total.
La haine. Dès que les gens s’appercevais de mes origines j’avais le droit a des insultes ou message clairement raciste et l’antisémitiste sans que ces plateformes moderent ce genre de propos.
Je vais cependant rester sur YouTube pour suivre des chaînes comme Le Fossoyeur de Films, Nota Bene ou encore Alt 236 et bien d’autres.
Twitch pour suivre principalement de petites chaînes étrangères pour m’aider à apprendre les langues. J’apprends l’espagnol au moment où j’écris ces lignes.
Alors après tout ça, qu’est-ce que je fais maintenant ?
Je reviens aux sources et je crée un blog. Oui, en 2025, c’est un peu nager à contre-courant, mais je pense faire le bon choix sur le long terme, un choix qui me ressemble vraiment.
Entre un cabinet de curiosité et une salle de psy.
Le côté cabinet de curiosité pour la recommandation en tout genre : une curation, revue de presse à l’intersection de la tech, culture et du lifestyle. Un bon mélange de sujets sans trop de lien en apparence mais qui, je trouve, se rejoignent assez souvent. Étant ancien dev et maintenant concept artist, ça fait un certain sens.
Le côté salle de psy c’est pour les articles de « fond », mes analyses pertinente ou pas, a vous de vous faire une idée, sur le monde qui m’entoure, les obsessions débiles que j’attrape.
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PS : Oui, je garde mes anciens comptes réseaux sociaux en mode archive/read-only. Pour la veille, et parce que j’ai la flemme de tout supprimer. Ne me jugez pas.
Petit disclaimer
Je tiens à préciser et être totalement transparent avec vous : j’ajouterai des liens d’affiliation sur certains articles. Ça ne coûte rien pour vous et pour moi, ça m’aide à payer l’hébergement du blog. Aucune bannière publicitaire ne verra le jour sur lecontrechamp.com
PS : Si ce sujet vous intéresse, j’ai aussi écrit d’autres articles :




