Disclaimer : Oui, je vous l’accorde, le titre est un peu fort de café, mais je vais tenter de vous expliquer pourquoi je n’ai pas aimé ce roman.
Table des matières
Petite intro

Impossible d’être passé à côté de l’engouement général pour La Femme de ménage, à moins de vivre au fin fond d’une grotte. En effet, dès que vous entrez dans n’importe quelle librairie, la première chose que vous voyez, c’est ce livre. Accompagné par les nombreuses autres œuvres de Freida McFadden, ils sont en tête de gondole et trustent facilement les best-sellers.
Sur internet aussi, impossible de rater le phénomène. J’ai donc fini par céder aux sirènes (oui, je suis faible) et entrepris de lire La Femme de ménage. J’ai piqué le bouquin dans la bibliothèque de ma mère, je réduisais les risques : 8 € d’économisés, héhé.
Tout ça pour vous dire que j’ai détesté cette lecture. Vous allez me dire que je n’aime décidément rien après ma critique de La Nuit des Temps de René Barjavel, et je répondrai que j’ai généralement beaucoup plus à dire sur les choses qui me déçoivent. Mais rassurez-vous, je parlerai aussi d’œuvres qui m’ont enchanté, comme La Maison des Feuilles ou La Maison des Soleils. Oui, j’adore les maisons
De quoi ça parle ?
Avant de rentrer dans le vif du sujet, un bref résumé pour poser le contexte :
On suit la protagoniste principale, sortie fraîchement de prison après dix longues années. Elle doit impérativement trouver un travail pour gagner de l’argent (elle vit dans sa voiture), mais aussi pour se réinsérer dans la vie civile. Elle finit par tomber sur une offre d’emploi alléchante en tant que femme de ménage. Le livre porte bien son nom.
Après ce résumé assez sommaire pour ne pas trop vous spoiler, commençons à trancher dans le lard. Pardon, passons à la critique.
Le seul vrai point positif : une lecture rapide
Le gros point positif est la plume de l’autrice. Non pas qu’elle soit extraordinaire, loin de là, mais elle est d’une efficacité remarquable. Ça se lit très rapidement et le livre ne vous tombe pas des mains, malgré plusieurs roulements d’yeux que j’ai pu avoir.
Et c’est ici que se trouve le succès de ce thriller. En effet, à l’heure de la perte de concentration due principalement au doomscrolling des réseaux sociaux, ce livre vous offre la possibilité de vous divertir sans la contrainte de dépenser trop de temps.
La Femme de ménage est le fast-food du thriller : efficace, facile à consommer. Il y avait un énorme potentiel, mais gâché.
Ce qui cloche vraiment (attention spoilers)
En parlant de roulements d’yeux, allons droit au but. C’est pour ça que vous êtes ici : passons au meilleur du pire.
Millie, un personnage qui change de personnalité sans raison
Millie, le personnage principal, nous est présentée comme une personne fragile, naïve et d’une extrême docilité face à des comportements pour le moins étranges de son employeur. Pour mieux nous « surprendre » lors d’un retournement de situation artificiel, Millie est transfigurée en une personne très sûre d’elle et très résiliente sans réellement comprendre à quoi était dû ce changement si vite dans son comportement.
Ce choix très discutable de l’auteure m’a complètement sorti du récit et m’amène à invoquer les trop nombreuses incohérences de ce thriller.
Enzo, le jardinier mystérieux (qui parle anglais finalement)
Enzo, le jardinier du couple qui emploie la fameuse femme de ménage, est le beau gosse qui va faire tourner de l’œil à la jeune Millie (une incohérence de plus dont je parlerai juste après).
Elle va avoir du mal à communiquer avec lui. Il ne parle qu’italien. Mais retournement de situation : on apprend par la suite qu’il parle parfaitement anglais et aurait pu éviter bien des problèmes à cette pauvre Millie.
L’incohérence qui m’a le plus énervé : Millie et les hommes
Revenons donc à l’incohérence que je citais plus haut. Millie sort de dix ans de prison. Impossible de rater cet épisode tellement elle répète cette information toutes les deux phrases (merci pour la précision Freida, parce qu’après la centième fois je n’étais pas complètement sûr qu’elle avait fait de la prison).
La cause de cet enfermement nous est révélée à la fin, forcément. On apprend donc qu’à l’âge de 16 ans, elle a tué un jeune homme (joueur de football) en défendant une camarade d’une agression sexuelle. Elle tue l’agresseur à l’aide d’un presse-papier.
Cette histoire la marque. On la comprend parfaitement. Mais cela entre en totale contradiction avec son comportement avec les hommes.
En effet, elle tombe sous le charme de tous les protagonistes masculins qu’elle rencontre. Une grande chance pour elle : ils sont tous extrêmement beaux. Certes, après dix ans de prison, c’est compréhensible, mais sa confiance aux hommes est normalement impactée. Dans l’histoire, elle fait aveuglément confiance au mari juste parce qu’il est beau.

Pourquoi c’est un mauvais livre (selon moi)
Et c’est ici que je veux m’arrêter et expliquer pourquoi je pense que c’est un mauvais livre.
En multipliant les incohérences de personnages pour servir ses rebondissements, McFadden semble compter sur l’inattention du lecteur et peut s’apparenter à un certain mépris. Contrairement à des thrillers comme Gone Girl de Gillian Flynn qui respecte l’intelligence du lecteur tout en le manipulant, La Femme de ménage mise uniquement sur notre indulgence au détriment de la cohérence.
Où le trouver ?
→ Amazon en livre audio (gratuit avec l’essai)
→ Fnac
→ Dans votre librairie de quartier (conseillé)
Mon verdict final
La Femme de ménage est un thriller efficace pour passer le temps, mais qui ne supporte pas une lecture attentive. Les incohérences de personnages, les retournements prévisibles et le manque de respect pour l’intelligence du lecteur m’ont profondément déçu.
Assez curieux d’avoir votre retour sur La Femme de ménage. Vous l’avez lu ? Vous avez aimé ou détesté ? Dites-moi en commentaire !
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