Stranger Things saison 5 est enfin là. Ou du moins, le début de la fin. Netflix a opté pour une stratégie de diffusion étalée qui fait déjà débat sur la toile : la première partie (épisodes 1 à 4) est sortie ce 27 novembre, la seconde suivra le 26 décembre, et le grand final débarquera le 1er janvier 2026. Au total, 8 épisodes pour conclure la saga des frères Duffer.
Après tout ce temps, mon attente s’était un peu tarie. Pour être honnête, je n’étais plus super impatient. Mais ça, c’était avant. Après le visionnage des 4 premiers épisodes, l’attente pour la suite va être interminable. On ne peut pas en vouloir à Netflix de faire monter la pression et de capitaliser au maximum sur sa poule aux œufs d’or.
Alors, ce début de saison 5 vaut-il le coup ? Spoilers : Oui.
Attention : dans cet article, je spoile beaucoup.

Table des matières
Un plaisir de retrouver la bande (et un fait rare !)
Le premier épisode s’ouvre sur un rappel des enjeux plus que bienvenu (j’avais oublié pas mal de choses, dont l’existence de la petite sœur de Mike et Nancy — pardon Holly !). Note pour plus tard : j’aurais clairement dû me faire un petit marathon des saisons précédentes pour me rafraîchir la mémoire.
Dès les premières minutes, ça fait vraiment plaisir de revoir tous les personnages. Ils sont tous un peu attachants à leur manière et, fait rarissime, je n’ai aucune personne qui m’agace. Normalement, il y a toujours un personnage dans une série qu’on ne peut pas voir en peinture, mais là, ce n’est pas le cas. C’est sans doute l’une des plus grandes forces de Stranger Things : un casting qu’on aime inconditionnellement.
Eleven : Puissante mais… c’est quoi ce look ?
Eleven (ou El) est toujours la même que celle qu’on a laissée à la fin de la saison 4. Elle est égale à elle-même, toujours aussi puissante et déterminée.
Par contre, on est obligés de parler de l’éléphant dans la pièce : sérieux, c’est quoi cette tenue ? J’ai eu un flashback immédiat : 118 218 (ceux qui ont la réf de la pub comprendront). On dirait qu’elle sort d’un cours de gym tonique c’est voulu, mais assez perturbant au milieu de l’apocalypse !

Robin : Mon coup de cœur absolu
Si on retrouve l’ambiance années 80 indissociable de la série (coupes de cheveux incluses, bien que plus « soft » qu’avant), c’est Robin qui tire son épingle du jeu.
C’est simple : Robin est mon personnage de cœur sur cette première partie. Je l’aimais bien avant, mais là, je l’adore. Elle dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas, notamment avec ses vannes sur la coupe au bol de Will. Elle forme avec lui un duo inattendu, super intéressant et très émouvant. Robin endosse un rôle de grande sœur protectrice qui fonctionne à merveille.

Will Byers : L’heure de gloire est enfin arrivée
C’est un point qui revient souvent dans les critiques sur le web et je suis 100% d’accord : Will est enfin au centre du jeu. Dans les quatre premières saisons, le personnage de Noah Schnapp était souvent en retrait, subissant l’intrigue plutôt que de la vivre.
Durant ces quatre nouveaux épisodes, on assiste à sa véritable montée en puissance. On voit sa prise de confiance, son émancipation face à une Joyce en mode « mère poule », qui culpabilise toujours autant. L’apothéose arrive dans le final de l’épisode 4. C’est un tournant assez prévisible, certes, mais jouissif : une scène d’ailleurs très émouvante, mise en valeur par les paroles de Robin en voix-off (merci encore à elle) et de ses souvenirs en format Super 8. On a enfin un Will badass.

Les dynamiques de groupe : Du très bon et du réchauffé
Le duo Steve et Dustin, pour notre plus grand plaisir, fonctionne toujours aussi bien. C’est la valeur sûre de la série. Cependant, j’ai un bémol sur l’évolution de Steve. Depuis la saison 3, il n’a pas beaucoup changé et je le trouve sous-exploité, surtout coincé dans cet arc du triangle amoureux avec Nancy et Jonathan. C’est très cliché et ça ne colle plus vraiment avec la maturité qu’il a acquise.
Même si ces nouveaux binômes sont divertissants, je trouve que la série délaisse un peu trop la bande de gamins originelle (Mike, Will, Dustin, Lucas et Eleven). On les voit rarement ensemble face à l’adversité, et c’est pourtant l’ADN de Stranger Things. J’espère vraiment une réunion du « club » dans la partie 2.

Le cas Lucas et le Fan Service
Lucas est malheureusement le grand oublié. Comme Will avant cette saison, il n’a guère le droit à un arc scénaristique profond. Il reste dans l’ombre, sans doute à cause de la multiplication des personnages. On sent que les frères Duffer prêtent beaucoup d’attention à ce que les fans disent sur Internet. Ils capitalisent sur ce qui buzz (Steve/Dustin, Erica). La sœur de Lucas lui vole presque la vedette à chaque scène, ce qui est dommage pour son développement à lui.

Réalisation blockbuster et Upside Down
La réalisation a fait un sacré bond en avant. Il y a une scène incroyable dans l’épisode 4 où Mike prend en charge les enfants lors de l’attaque : c’est filmé avec une maestria qui m’a immédiatement fait penser au plan-séquence culte du film Les Fils de l’homme. Du grand cinéma.
Quant aux monstres, Netflix a mis les moyens, même s’ils sont peut-être trop visibles par rapport à la saison 1 où le mystère renforçait l’horreur. L’Upside Down est bien présent, mais il ne fait presque plus peur. Le lieu semble vide… jusqu’à ce qu’on voie débarquer des dizaines de Démogorgons à la fin. On se demande : où étaient-ils cachés ? Et surtout, où est Henry/Vecna/One pendant tout ce temps ?
Les Wheeler : La fin des secrets
Autre événement qu’on attendait depuis une éternité : les parents de Mike, Nancy et Holly (cette fois je ne t’ai pas oubliée !) sont enfin au courant de ce qui se trame à Hawkins après tout ce temps. Fini l’ignorance.
Pas de chance pour eux, la « révélation » se fait via une rencontre brutale avec un Démogorgon. Mais surprise : la mère de Nancy ne se démonte pas et défend sa fille férocement. On tient officiellement notre deuxième maman badass de la série aux côtés de Joyce !

Casting 5 étoiles et l’énigme Derek
La production a toujours eu un flair incroyable pour le casting. Henry est toujours aussi angoissant, mais la vraie révélation, c’est Derek. Ce nouveau gamin est incroyable : son franc-parler et sa manière d’être hypnotisent la caméra à chaque apparition.
Cependant, son rôle soulève une question sur la logique de Vecna. À la fin, Vecna affirme choisir des enfants « faibles » car ils sont plus faciles à « remodeler ». C’est donc très étrange d’avoir choisi Derek : il est courageux, n’a pas peur face à ses « kidnappeurs bienveillants » et ne tremble même pas devant les soldats.

📬 Si t’as aimé cet article, ma newsletter pourrait te plaire.
Chaque dimanche : mes articles, ma revue de presse perso, mes découvertes. 1 email/semaine. 0 spam.
Bilan : Vers la meilleure saison ?
Je pinaille un peu sur les détails, mais c’est parce qu’on touche à l’excellence. J’ai énormément apprécié ce début de saison 5. Si la suite maintient ce rythme et nous donne des réponses sur les motivations de Vecna, elle est en passe de devenir la meilleure de la série.
Vivement le 26 décembre pour la suite !
Le Bilan
Note : 9/10
Ce qu’on aime (+)
- Retrouver toute la bande (aucun personnage n’est agaçant).
- Robin : le cœur émotionnel de cette première partie.
- Will qui prend enfin son envol et les rênes de l’histoire.
- La réalisation digne du cinéma.
- Karen Wheeler qui rejoint enfin le club des badass.
- Le nouveau personnage de Derek qui crève l’écran.
Ce qu’on aime moins (-)
L’Upside Down moins effrayant car moins mystérieux.
La tenue « 118 218 » d’Eleven.
Lucas un peu trop mis de côté.
Steve qui stagne dans ses histoires de cœur.
Ces 4 premiers épisodes ont-ils comblé votre attente ? Quel est le personnage que vous avez préféré revoir, et surtout, quelles sont vos théories pour le grand final de 2026 ? Laissez-moi vos avis et vos prédictions ci-dessous !



