Le volume 2 de Stranger Things est enfin là ! Après une première partie qui nous avait laissés sur notre faim, j’attendais beaucoup de ces trois nouveaux épisodes. Spoiler : j’ai des sentiments mitigés.
Table des matières
Un retour à Hawkins qui marque le pas
C’est toujours un plaisir de voyager à Hawkins aux côtés de notre bande de copains préférés, mais faut dire que les deux premiers épisodes (5 et 6) font du sur place. L’intrigue n’avance quasiment pas et les personnages ne font que répéter ce qu’ils disent depuis le début de la saison 5. Un peu déçu, mais l’épisode 7 réhausse le niveau et nous prépare à un combat d’anthologie face à Henry/Vecna.

Le duo Max/Holly : beaucoup trop long pour pas grand-chose
Pour illustrer mon propos sur cette stagnation : le duo Max (Sadie Sink) et Holly (Nell Fisher). Leur aventure dans l’esprit de Vecna, alias Henry, est beaucoup trop longue et pas très intéressante tant qu’elles ne font que radoter la même chose pendant six épisodes.
Et c’est seulement dans l’épisode 7 que Max arrive enfin à se libérer de l’emprise de Number One. Son réveil et les retrouvailles avec Lucas (Caleb McLaughlin) sont vraiment émouvants et super bien joués. Un jeu d’acteur subtil, pas du tout dans le surjeu que j’avais peur qu’ils nous sortent, je l’admets.
Mais si Max est enfin libre, Holly se réveille dans son corps à la manière de Neo dans Matrix, mais ne réussit finalement pas à s’échapper des griffes de Vecna. Et j’ai envie de dire : tout ça pour ça ! Trois épisodes très axés sur ce duo et retour case départ.

Des personnages sous-exploités
D’autres personnages méritaient beaucoup plus d’exposition, comme Joyce (Winona Ryder). Je la trouve trop sous-exploitée par rapport aux premières saisons où Joyce était la maman badass qui n’avait peur de rien pour sauver ses enfants. La voir reléguée à la « mère au foyer » qui attend sagement que son mari et ses fils sauvent le monde m’embête beaucoup.
Lucas est sous-exploité depuis le début de la série. Même Mike (Finn Wolfhard) depuis la saison 3 n’est plus que le « love interest » d’Eleven (Millie Bobby Brown), alors que c’était pourtant le chef de bande au départ. Leur relation amoureuse est d’ailleurs très bâclée depuis le début de cette saison 5 : on les voit très peu ensemble, et quand ils le sont, j’ai l’impression qu’ils n’ont plus rien à se dire.
Le problème de la myriade de personnages
Ce point m’amène à parler du véritable problème de Stranger Things : sa myriade de personnages. C’est à la fois sa force et sa grande faiblesse, un peu comme Game of Thrones dont le final a été jugé « bâclé » à cause du nombre de personnages et des multiples intrigues. C’est mathématiquement impossible de clore chaque histoire de manière satisfaisante.
Chaque saison introduit de nouveaux personnages, c’est cool quand c’est bien fait comme ici. On a tous un perso préféré, mais quand vient la fin, ça devient vite problématique.
Nancy et Jonathan : enfin la rupture
En parlant de relations amoureuses, Nancy (Natalia Dyer) et Jonathan (Charlie Heaton) ont enfin décidé de rompre. Alléluia ! Je trouve aucune alchimie entre ces deux personnages, malgré leur véritable liaison dans la vraie vie. Ils n’ont absolument rien en commun : Nancy est une femme indépendante et ambitieuse, lui quelqu’un de très romantique et fleur bleue. Tout les oppose et rien ne les réunit. C’est aux portes de la mort qu’ils le découvrent, jamais trop tard. Cette scène est très belle, même si je ne comprends pas trop cette matière blanche qui les entoure et comment elle fonctionne. Et la question que je me pose : pourquoi elle s’arrête de liquéfier tout ce qu’elle touche ? J’espère vraiment avoir la réponse dans l’épisode final.

Le briefing de mission : trop c’est trop
Une autre chose que je trouve surexploitée : le briefing de mission où chaque perso explique son plan à la manière de Jamie dans C’est pas sorcier. Au début, c’était cool, mais c’est tellement répété qu’à la fin c’est presque caricatural.
Vecna : un méchant mal utilisé
Et en parlant de caricature, Henry/Vecna (Jamie Campbell Bower) est très mal utilisé par les frères Duffer. Je m’explique : Vecna nous est présenté comme un être surpuissant, mais à chaque fois que je le vois à l’écran, il se fait battre par des ados de façon assez ridicule.
Sa manie de marcher au ralenti pour rattraper ses « proies » me sort complètement de l’immersion. J’ai l’impression de voir un mauvais méchant dans un mauvais slasher des années 80.
Un character design raté
Dernier point : le character design de Vecna n’est pas trop réussi, voire raté. Un Groot zombifié, quoi. J’aurais vu un design beaucoup plus organique à la manière d’un H.R. Giger, le papa du Xénomorphe. Je pense qu’ils n’ont pas voulu faire trop « adulte » pour que les plus jeunes puissent tout de même regarder la série.
Henry dans sa forme humaine me terrifie bien plus : Jamie Campbell Bower peut exploiter beaucoup mieux les expressions de son visage pour nous communiquer la peur.

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Mon verdict sur ce volume 2
Un poil déçu par cette partie 2, mais comme dit plus haut, c’est toujours un véritable plaisir de suivre les aventures de cette bande de gamins qui a bien grandi. J’aime beaucoup Stranger Things et c’est pour ça que je suis bien plus exigeant que pour d’autres productions.
Rendez-vous le 1er janvier pour le final, et je suis toujours aussi impatient de voir comment les frères Duffer vont clore cette saga devenue culte.




